Le GR 70, Le chemin de Stevenson

Juillet 2020, le chemin serpente du Puy en Velay à Saint Jean du Gard à travers le Massif Central, Le Gévaudan  et les Cévennes.

Les étapes sont liées à la présence de campings. En moyenne 25 km par jour sur sentiers balisés. Le balisage est très bon et régulier.

Le Puy En Velay -Le Monastier sur Gazeille (camping Estela au bas du village en bord de rivière, possibilité de repas et petit déjeuner)

Le Monastier sur Gazeille – Le Bouchet Saint Nicolas (camping à côté du stade de foot, coeur de ville à 500 m pour restauration et courses)

Le Bouchet Saint Nicolas – Langogne (Plusieurs campings et supermarchés prévoir la nourriture pour 2 jours)

Langogne – Luc (Pas de supermarchés, aire de campement le long de l’Allier)

Luc – La Bastide Puy Laurent (super Camping à 2 bons kilomètres du centre ville, possibilité de restauration, le lendemain on repasse par le centre pour faire les courses de la journée)

La Bastide Puy Laurent-Le Bleymard (camping sur la gauche en arrivant à proximité d’un petit supermarché)

Le Bleymard – Le Pont de Montvert (camping et petit supermarché)

Le Pont de Montvert – Florac (Plusieurs camping à l’entrée de la ville, supermarchés)

Florac – Cassagnas (aire de camping)

Cassagnas – Saint Etienne Vallée française (Camping et supermarché)

Saint Etienne Vallée française – Saint Jean du Gard.

Notre sac complet avec 2,5 litres d’eau et la nourriture pesait aux alentours de 13 kg le matin au départ des étapes. En se munissant d’un filtre à eau (ruisseaux présents sur tout le parcours) et en optimisant le matériel, il est possible de descendre vers les 11 kg.

Ci-dessous, le lien vers les photos.

https://photos.app.goo.gl/3znxjSWaYUWG5nyZ9

Le matériel :

Sac à dos 48 litres Gregory Optic :  1,1 kg

Dans le sac :

Une tente Nordisk ULW : 950g

Duvet Vallandré Grashopper confort 0° : 900g

1 matelas neo-air Thermarest : 500 g

2 sacs étanches

Un pantalon, 2 paires de chaussettes, 2 caleçons, 1 Tee-shirt polyamide, 1 Tee-shirt merino, vêtements de nuit, 1 turtle-neck merino-polyamide, 1 veste Gore Tex, 1 paire de tongs

1 trousse de toilette et petite pharmacie

Papiers divers et argent, topo guide, chargeur appareil photo et montre

Sur moi :

Chaussures type trail : Brooks Cascadia

Short, Tee-shirt polyamide, 1 caleçon, 1 paire de chaussettes, appareil photo, couteau, casquette, montre GPS

Sibérie Trekking en Yakoutie

Grande Traversée des Monts Tcherskis

La grande traversée des monts Tcherskis est une véritable aventure d’envergure, à la fois trekking et expédition. Trekking, parce que cette grande aventure ne nécessite pas de compétence particulière d’alpiniste ou de kayakiste. Expédition par l’ampleur du projet : plus de 500 kilomètres en traversée du point de départ au point d’arrivée. La moitié en autonomie totale et à pied, 175 kilomètres en canoë sur la rivière Moma et le solde en canot à moteur ou en camion tout-terrain à travers la taïga ! Si ce circuit ne comporte pas de véritables difficultés techniques, il ne demande pas moins une excellente forme physique et mentale pour surmonter les inévitables difficultés et imprévus :
— isolement et éloignement,
— diète alimentaire particulière,
— longues marches (de 8 à 13 h/jour) sur terrain parfois difficile : lits de rivière encombrés de blocs, zones détrempées, sols couverts de mousses épaisses…,
— contournement pour trouver des gués praticables,
— portage : environ 6 kilos en trek et de 8 à 11 kilos en exploration,
— traversée de rivières dont le débit varie très rapidement,
— journées de kayak longues et parfois éprouvantes (remontée contre le vent),
— présence assurée de diptères (mouches, moustiques) tôt le matin et le soir,
— météo capricieuse avec d’assez fortes amplitudes de températures* de + 35 °C à – 5 °C,
— vie en groupe dans ces conditions,
— etc.
Il est essentiel de s’en persuader et de bien se préparer pour réussir ce projet unique car, s’agissant d’une traversée dans des contrées très isolées, les retours sont difficiles, voire impossibles : il faut aller au bout.

En 2011 nous avons réalisé ce voyage expédition.

Une aventure incroyable faite de marches dans une nature intacte souvent sans aucun chemin (merci le GPS), de rencontres, de longues descentes en canoé, de parties de pêche, d’anecdotes au coin du feu de camp, de luttes contre les moustiques, de découvertes d’immenses espaces, de partages avec les éleveurs de rennes, d’observation de la nature …

1er jour:

Vol pour Yakutsk via Moscou (aéroport DME).
Arrivée début en d’après-midi, nous sommes accueillis par les autres membres de l’expédition déjà présents.
La chaleur est étouffante et la présence de mouches du type midgees est bien réelle.
Nous nous rendons au marché chinois en bus privé pour acheter du matériel de pêche (lancers, cuillères…) et des cuissardes en caoutchouc. Certains font en plus l’acquisition d’un chapeau avec filet anti moustiques et d’un parapluie.

Nous passons la soirée et la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport.

Au cours de la soirée présentation des membres de l’équipe et premier briefing nourriture, cohésion du groupe et difficultés à prévoir.
Nous sommes tous les trois sereins et dégustons une bière. Les membres du groupe nous paraissent bien entrainés et baroudeurs. Nous sommes les plus jeunes du groupe avec le guide français. Nous choisissons de ne pas trop livrer d’informations sur nos attentes et nos éventuelles inquiétudes. Nous nous mettons peu à peu dans le mode « aventure ».

Des membres du groupe se posent beaucoup de questions sur la nourriture notamment. On verra bien… surtout qu’avec mon frère nous sommes intolérants au lactose.

2ème jour:

Lever 5h00. Nous sommes en forme même si la nuit a été plutôt courte compte tenu de la difficulté à s’endormir. (Décalage horaire 9h00 en plus)
Nous chargeons le matériel personnel et la nourriture dans l’avion qui doit nous mener à UstNera. Une surcharge de 80 kg nous oblige à verser 1000 roubles (environ 25 euros) chacun en supplément.
Dans l’avion à hélices, j’essaye de dormir mais le bruit est assourdissant et mon dossier de fauteuil est à moitié cassé.

A l’arrivée à UstNera, le guide nous présente son carnet avec les coordonnées GPS des points à atteindre.
Le guide local annonce que cette année les pluies ont gonflé fortement les rivières et rendront le parcours aléatoire. L’eau des rivières est potable sans purification. Les bivouacs se feront près des rivières et de bois pour le feu. Les horsemen prendront des chemins différents du nôtre et nous les retrouverons au bivouac. Ils ne prépareront ni les tentes ni la nourriture pour le groupe. Si le feu est déjà allumé il nous faudra néanmoins collecter du bois pour l’entretenir.
Le guide fait les derniers achats de nourriture.
Nous passons la fin de journée dans UstNera. Une ville minière de quelques milliers d’habitants à l’architecture triste et dégageant une atmosphère pesante. Une ville prison au milieu de la Sibérie …

3ème jour:

Un camion 6×6 de l’armée nous transfert au début du trek.
En chemin nous nous arrêtons pour observer une mine d’or à ciel ouvert.
La route effondrée nous oblige à nous rendre au lieu de rendez-vous à pieds (4km). Nous prenons notre sac à dos à la journée avec les tentes et nous laissons toutes nos autres affaires sur le bord d’un chemin. Les horsemen viendront les récupérer plus tard dans la soirée.
Arrivés au camp nous découvrons une tente du type yourtes mongoles et la caravane de chevaux. Présentation de l’équipe de horsemen par le guide local qui parle impeccablement le Yakoute et l’Anglais.
Installation et montage des tentes. Ramassage du bois. Un orage se déclenche et des trombes d’eau s’abattent sur le camp pendant près d’une demi-heure. Nous nous réfugions sous la tente des horsemen. Le feu extérieur s’éteint.
Quand les horsemen reviennent nous découvrons nos affaires. Les sacs étanches ont bien joué leur rôle. Certains membres du groupe ne sont pas équipés en sac étanche. Toutes leurs affaires non protégées par d’autres sacs étanches intérieurs sont trempées. Nous rallumons péniblement le feu et passons la soirée à nous réchauffer. Les moustiques sont de sortie et ne nous laissent pas de répit.

4ème jour : environ 9h00 de marche et 1h15  de pause déjeuner

Lever 5h00.
Petit déjeuner 6h00.
Départ 7h00. Nous chaussons les bottes.
Montée progressive en longeant la rivière peu large et peu profonde (3 à 4 mètres de large pour 20 à 50 cm de profondeur). Alternance de marais et de cailloux. Nous traversons la rivière chaque fois que c’est nécessaire pour évoluer sur la meilleure berge. Les paysages sont fantastiques : rivières, collines boisées, prairies et quel bonheur d’évoluer dans un terrain sans chemin tracé.

Nous retrouvons les horsemen au bout de 5h00 et prenons le déjeuner avec eux. Il fait chaud. Nous faisons sécher nos pieds et nos vêtements. Près de la rivière les moustiques attaquent mais nous mangeons dans un endroit balayé par une petite brise salutaire qui éloigne les insectes volants. Au programme pain, nouilles chinoises, barres de céréales, sardines.
Après 1h15 de repos nous reprenons la marche. Le terrain est difficile. Touffes d’herbes et présence régulière de zones marécageuses nous obligent à alterner la marche en bottes et en chaussures de randonnée.
Vers 16h30 le groupe s’étire et mon frère se retrouve isolé entre deux groupes (environ 300m). Il aperçoit alors un ours qui évolue dans son secteur. Il l’observe brièvement puis reprend la marche d’un pas vif, hésitant entre la crainte de la rencontre dangereuse et la chance du trekkeur audacieux. Tout le monde est au camp vers 17h15.

Le soir un orage se déclenche. Nous mangeons sous une pluie raisonnablement dense et allons nous coucher car les moustiques ne nous épargnent qu’autour du feu.

5ème jour : environ 9h00 de marche et 1h15  de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00.
Départ 7h40. Nous chaussons les bottes.
Nous partons pour une longue montée marécageuse de plus de 2h00.
Chaque pas est un défi d’équilibre et il faut lever les jambes bien haut pour extirper son pied de la boue et des lichens.
Lotie fait la trace d’un pas lent et régulier qui convient à tout le groupe.
Je ne regarde pas beaucoup le paysage. Je suis concentré sur le mouvement de mes jambes et le rythme du groupe.
A mesure que nous montons le terrain devient plus sec. Les mélèzes apparaissent et les premières pierres les accompagnent.
Slava, le guide local, trouve un coin à myrtilles. Nous nous allongeons tous et dégustons les fruits et des barres de céréales.
La vue sur la vallée est magique.
Nous reprenons notre route et franchissons un col après une marche dans la roche. Nous avons tous remis nos chaussures de randonnées pour l’occasion.
Puis c’est la longue descente qui nous conduit dans une autre vallée. Nous déjeunons vers 12h00 près d’une rivière de 15 mètres de large ou nous retrouvons les horsemen. Au programme pain, nouilles chinoises, barres de céréales, sardines et viande en boîtes.
Le chemin reprend avec les bottes et la chaleur s’accentue.
Nous franchissons un marais avec de l’eau au genou qui nous mènent à un ancien goulag féminin. Traversée éprouvante, aventure totale. Il reste quelques traces au goulag, notamment des restes de machines de coupe du bois et un cimetière. Ambiance particulière, émotion au rendez-vous. Nous essayons d’imaginer la vie durant l’hiver rigoureux.
Nous reprenons la marche et atteignons un canyon. Le sol est gelé par endroit et nous découvrons des zones de permafrost.

La fin de la marche nous paraît longue et c’est avec soulagement que nous atteignons le campement vers 18h30.
Nous décidons de nous rincer le corps dans la rivière. L’eau est si froide que nos pieds brûlent au bout de moins d’une minute. Après toutes ces péripéties et pour célébrer la nature sauvage nous nous régalons tous les trois d’un fond de tasse d’alcool de poire ramenée par mon ami Seb.
Certains membres du groupe commencent à souffrir sérieusement des pieds car les bottes en caoutchouc font fermenter et provoquent des ampoules au niveau de la maléole. La fatigue se fait sentir chez certains et de légères tensions apparaissent notamment sur des questions de nourriture.
Je suis pour ma part en grande forme et sans bobos. Seb souffre d’une ampoule sans gravité et Bruno est nickel.
Nous positivons et ne nous associons pas aux quelques inquiétudes de certains membres même si nous y sommes sensibles et attentifs.
Repas au près du feu et nuit réparatrice.

6ème jour : environ 9h30 de marche et 1h15  de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00.
Départ 7h30. Nous chaussons les bottes.
Nous démarrons dans un mélange de forêt dense et de marais. Le lancer dépasse de mon sac et se prend dans les branches régulièrement.
Présence de permafrost et découverte de bois d’élan. Bruno a mal mis sa chaussette et une ampoule vient lui agresser la cheville après 45 minutes de marche en bottes. Il colmate tout cela et prend son mal en patience.
Nous franchissons des rivières avec un accès aux berges parfois délicat. Plusieurs d’entre nous sont déséquilibrés sans gravité.
Après 4 heures de marche nous atteignons une immense prairie gorgée d’eau. Nous retrouvons les horsemen sur un promontoire et déjeunons.
La reprise s’effectue à flanc de colline (pour éviter la zone marécageuse et permettre d’enfiler les chaussures de randonnées) dans une longue montée parsemée de pierres instables. Le paysage se transforme peu à peu et devient minéral. Au loin les horsemen franchissent le col. Les chevaux ont été efficaces dans les profonds marais de la vallée.

Après le col nous nous retrouvons au milieu d’un canyon garnis sur ses flancs de centaines de milliers de pierres. Puis le canyon s’ouvre après une heure de marche sur une plaine qui nous laisse sans voix. Nous contemplons l’immensité et nous ne pouvons même plus évaluer les distances tellement le regard porte loin. Instants magiques d’observation et de contemplation.
Nous descendons alors dans cette plaine et remontons pour franchir un nouveau col. Puis nous entamons la descente d’un pierrier raide avant de reprendre sur un plateau. Enfin le camp apparait au loin, tout au bout d’une longue plaine traversée par une rivière. Nous arrivons au camp vers 18h30. Le froid est piquant et repousse les moustiques. Le lieu nous fait penser aux vastes plateaux de l’Altaï mongolien. Après un solide repas nous nous emmitouflons dans notre duvet et nous préparons à une nuit de sommeil parsemée de rêves retraçant cette incroyable journée.

7ème jour : environ 7h00 de marche et 1h15  de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00. Nous flânons et profitons des paysages magiques.
Départ 8h20.
Nous rattrapons rapidement une piste et franchissons un col ou figure un lieu d’offrandes.
Le chemin descend et le rythme de marche est soutenu. (je préférais largement les conditions difficiles des marais et des montagnes à ce train lancé à travers les chemins. Mon frère est bien d’accord.)
Nous alternons les bottes (traversée de rivières) et les chaussures de randonnées.
Enfin nous longeons la rivière sur un lit de galets désagréables pour la voûte plantaire.
La journée se prolonge par une marche dans une plaine. Nous arrivons dans un lieu de bivouacs occupé par quelques familles yakoutes en vacances sous leurs yourtes. Nous dégustons du poisson fumé et sommes intrigués par un glacier qui se situe au loin, face au camp, de l’autre côté de la plaine. Le soir nous tardons tous les trois à nous coucher. Le temps est magnifique, nous avons pris un bon bain dans la rivière et bu un petit verre de rhum sous le regard des marmottes. Nous sommes invités avec le guide français, par les locaux, à prendre le thé sous leur tente et à déguster un peu de pain et de poissons. Rires, photos, nuit réparatrice.

8ème jour : environ 7h30 de marche et 45 min  de pause.

Lever 8h00.
Petit déjeuner 9h45.

Départ pour le glacier pour une ballade d’environ 1h30. Le lieu est splendide. La glace scintille au milieu d’un canyon. L’eau se répand tout autour du glacier dans un son mélodieux. La plaine qui entoure le glacier est parsemée de centaines d’espèces de fleurs.
De retour au camp nous partons pour 2 heures de marche jusqu’au camp suivant, celui des éleveurs de rennes.
La marche est magnifique et de nombreux lacs se présentent à nous. Au bout de 2h30 nous apprenons que le camp sera finalement plus loin que prévu car le terrain n’est pas favorable au campement.(manque de bois pour le feu)
Seul souci : il faut compter 4 heures de marche supplémentaires et nous n’avons pas mangé ce midi.
Nous remontons trois lacs. Le terrain est instable et difficile. La fatigue et la lassitude se font sentir. Heureusement Lotti sort de son sac une boîte qui contient un trésor : du pain italien aromatisé aux herbes. Chacun se délecte de ce met et l’agrémente de barres de céréales personnelles. La marche reprend dans une ambiance plus détendue.
Vers 18h00 nous voyons apparaitre un cavalier suivi de son chien au pelage roux magnifique. Un troupeau de 1000 rennes franchit alors la colline et nous émerveille.

Nous gagnons le camp et profitons de la soirée. Les pieds de certains d’entre nous sont bien abimés. Pour notre part tout va bien, même le pied de mon frère ne le fait plus souffrir. Nous nous endormons et au petit matin (4h00) nous sommes réveillés par le troupeau de rennes qui passe exactement là où nous avons planté la tente. Je me précipite dehors pour prendre une photo. Les moustiques n’en demandaient pas tant. Un homme en caleçon dans la toundra.

9ème jour : journée de repos.

Nous flânons au bord du lac et faisons une petite marche sur la montagne surplombant le lac.
Le guide n’est pas très favorable à une ascension de cette montagne car il craint l’accident dans les pierriers. Nous décidons de l’écouter et en profitons pour récupérer et faire le plein d’énergie. Quelques membres du groupe se lancent dans la marche vers le sommet bravant ainsi les consignes. Des tensions sont perceptibles car certains se plaignent de l’intensité du parcours, de la nourriture soi-disant trop peu abondante et s’inquiètent du déroulement du programme pour les jours suivants.
Pour ma part il y a bien longtemps que j’ai abandonné une quelconque idée de programme et que je me consacre pleinement à profiter de chaque instant passé dans cette nature sauvage et magnifique.
Reiner pêche le premier poisson de sa vie. Il est heureux comme un enfant qui ouvre ses cadeaux pour noël.
Le soir nous dégustons de la viande de renne avant de nous reposer.

10ème jour : environ 10h00 de marche et 1h00 de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00.
Départ : 7h30.

Nous remontons un vaste plateau en longeant des lacs et en traversant un petit glacier.
Peu à peu le sol devient aride et le marais fait place à une sorte de désert. Heureusement au creux des collines serpentent quelques petits cours d’eau. Nous déjeunons dans un de ces creux avant de repartir dans cette succession de montées et de descentes caillouteuses bordées par une imposante montagne.
Au loin des crêtes acérées au pied desquelles nous établirons le campement. Soudain alors que nous surplombons la vallée nous voyons passer au loin notre caravane de chevaux.
Le rythme de marche est soutenu et c’est à 17h45 que nous atteignons le camp.
Deux petits lacs bordent celui-ci. Nous nous baignons, profitons d’un repas bien mérité et allons nous coucher sans plus tarder vers 20h30. Demain une marche de plus de 30 km nous attend.

11ème jour : environ 10h00 de marche et 1h00 de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00.
Départ : 7h30.

Nous suivons et traversons le lit de la rivière pendant près de 10 km. Les cailloux rendent la progression délicate et meurtrissent les pieds fragilisés. Le paysage est magnifique : la rivière coule au cœur des montagnes. Nous quittons alors la rivière pour évoluer en forêt. Un chemin peu marqué  est tracé.
Après le déjeuner nous reprenons la marche dans la forêt de feuillus et de résineux sous une chaleur pesante.

La marche est longue et le camp tarde à venir.
Nous l’atteignons vers 18h00. Au bord de la rivière la vue sur les montagnes avec le soleil descendant à l’horizon est merveilleuse. Un bon repas et au lit sans trop tarder.

12ème jour : environ 11h00 de marche (nombreux franchissements de rivières) et 1h00 de pause déjeuner.

Lever 5h20.
Petit déjeuner 6h00.
Départ : 7h30.

Dès le départ, c’est bottes obligatoires. La rivière est profonde et après 1 heure de franchissements divers tout le monde a rempli ses bottes. Les pieds souffrent et les exercices de franchissements deviennent périlleux voire dangereux. En plus nous avançons à un rythme trop lent pour rejoindre le campement.
A 11h40, après le déjeuner, le guide local décide de prendre un chemin à travers la taïga.
Un horseman restera avec nous pour indiquer la voix à suivre.
S’en suivent 5 heures de marche dans la forêt de mélèzes. Le chemin est monotone et l’eau se fait rare. Tout le monde souffre. Nous marchons devant avec le guide et discutons de choses et d’autres pour passer le temps.
Tout le monde manque d’eau et c’est avec soulagement qu’une prairie apparait dans la forêt. Nous trouvons quelques mares et soulevons la mousse pour faire le plein d’une eau peu engageante mais vitale. Notre gourde filtrante prend tout son sens.
Vers 18h00 nous atteignons le campement au milieu d’un immense champ au bout duquel se dresse un glacier. Nous décidons de manger rapidement et nous sommes finalement 4 à partir avec le guide à la découverte de cet icefield. Une fois de plus les distances sont impressionnantes et il nous faudra compter deux bonnes heures aller-retour pour atteindre et découvrir le glacier. Le coucher de soleil sur la glace est magnifique.
Nous nous couchons épuisé mais ravi par cette journée intense d’aventure.

13ème jour : environ 3h30 de marche.

Lever 5h30
Petit déjeuner 6h00
Départ : 9h15

Certains envisageaient une exploration du champ de glace mais la journée précédente a laissé des traces et chacun se repose auprès du feu.
Nous partons et rejoignons une piste que nous suivons pendant près de 3 heures sous une chaleur assez forte.
Au bout de la route une rivière profonde, que nous ne traverserons pas à pied, puisque le camion qui doit nous emmener à Sasyr nous attend. Ce soir nous dormirons dans la maison des horsemen. Nous déjeunons, prenons quelques photos, découvrons la nouvelle équipe de rangers qui nous accompagnera pendant la descente de la rivière Moma qui serpente dans la réserve du parc naturel Momsky.
Après avoir chargé nos affaires dans le camion nous montons dans la benne et partons pour 45 minutes de piste en direction du village. Je dois être bien épuisé car je parviens à m’endormir quelques instants malgré le bruit et les sauts occasionnés par la piste défoncée.
Arrivé à Sassyr nous séparons le groupe en deux parties.
Nous dormirons dans la maison de Nicolaï avec Lotti, Reiner et le guide français.
Pendant un jour et demi nous mangeons des mets succulents et en quantité. (renne, élan, pommes de terre aux oignons, gâteau maison …). Nous passons énormément de temps avec la femme de Nicolaï qui est ravie de recevoir ainsi des invités.
Les jeunes enfants ne sont pas en reste.

Nous lavons quelques vêtements, jouons aux cartes et  nous profitons de la soirée avec Reiner et Loti autour d’un verre de rhum.

14ème jour:

Lever 8h45
Petit déjeuner copieux
Visite du musée de la ville et retour sous la pluie.
Mike nous apprend une mauvaise nouvelle. Simone s’est blessée au niveau de la cheville en marchant dans la rue. Heureusement que la partie marche est finie. Le guide français gère la crise.
L’après-midi et la soirée sont consacrées au tri de la nourriture restant du trek pour savoir ce qu’il convient de racheter en vue de la partie canoé.

15ème jour:

Nous faisons les ultimes courses et le camion nous transfert au lieu de stockage des canoés puis à la rivière.
Nous pagayons 3 heures et nous arrêtons sur une plage de sable pour établir le bivouac.
Nous pêchons nos premiers poissons, principalement des brochets.

16ème jour : 7h30 de pagaie avec des pauses.

Lever 5h30
Petit déjeuner 6h00
Départ : 7h45

Longue journée de pagaie à travers la taïga. Le courant est faible et oblige à forcer sur les bras.
Un équipage est rapidement en difficulté du fait d’un problème physique à l’épaule. Nous faisons des pauses pêche. Les deux Seb attrapent un brochet.

Le soir un beau coucher de soleil et un bain dans la rivière achève la journée.

17ème jour : 7h30 de pagaie avec des pauses.

Lever 5h30
Petit déjeuner 6h00
Départ : 7h45

Le matin un vent glacial parcours le camp. Nous nous activons pour faire nos sacs et préparer les canoés.
Les mains sont gelées et les bonnets sont de sortie.
Nous pagayons contre le vent qui génère des petites vagues et un courant contraire.
Avec mon frère nous adoptons un coup de rame vigoureux qui nous réchauffe rapidement.
Derrière deux équipages sont en « galère ».
Le guide local décide d’inverser trois équipages.
La rivière change d’aspect et forme de longs virages qui nous font parfois revenir sur nos pas. Nous essayons de nous repérer avec les montagnes qui sont tantôt à notre droite, puis à gauche ou même derrière. De toute manière, il faut pagayer. Nous voyons de plus en plus de goélands et de sternes.
Le soir au bivouac nous prenons un apéro tous les trois après avoir installé les tentes dans un mélange de buissons et de hautes herbes. Nous tardons un peu à nous coucher. Le canoé est usant en journée mais laisse moins de traces physiques que les longues heures de marche. Nicolas, le guide français, pratique une pêche addictive et efficace.
Dans la nuit nous sommes réveillés par un goéland qui est venu explorer les rebords de notre tente.

18ème jour : 7h30 de pagaie avec des pauses.

Lever 5h30
Petit déjeuner 6h00
Départ : 7h45

La rivière s’élargit et atteint parfois plus de 100m de large.
Elle est alimentée par de nombreux cours d’eau qui surgissent au détour d’un virage.
Nous faisons une pause près d’une cabane de rangers. Il nous donne pour l’occasion un gros morceau de viande d’élan.
Nous reprenons la rame avec au loin la vue sur le mont Pobeda et les glaciers environnants.
Au détour d’un virage nous apercevons un élan qui boit tranquillement. Il repart majestueusement dans la taïga à flanc de colline. Une heure plus tard nous atteignons une petite enclave marécageuse pénétrée par un bras de rivière. Nous accostons et sortons les lancers bien décidés à capturer de gros brochets. Tandis que Slava et le ranger tape dans l’eau pour faire se déplacer les mastodontes  nous lançons les cuillères. Le poisson ne tarde pas à mordre et je sors un brochet de plus de 60cm.

Nicolas n’est pas en reste et capture une bête encore plus grosse, tandis que phil doit se contenter d’un bon 45cm.
Le soir nous fêtons la journée d’une rasade de poire et dégustons la viande d’élan avec du riz. Le ranger nous fait déguster des boyaux de poisson bouillis riches en vitamine D.

19ème jour : petite journée de pagaie avec nombreux arrêts pêche.

Lever 5h30
Petit déjeuner 6h00
Départ : 7h45

Au réveil une brume épaisse ondule au dessus de la rivière. Les goélands poussent quelques longs cris.
La rivière perd du fond et il nous faut serpenter pour ne pas accrocher les pierres et percer la toile des canoés.
Peu à peu la rivière devient une sorte de vaste flaque d’eau de 300m de large et il faut être vigilant car les pierres génèrent quelques petits courants bien traîtres.
Nous accostons pour réparer une crevaison et Mike se sèche car il est tombé dans l’eau.
Nous plantons le bivouac dans la plaine inondée avec vue sur un icefield et le volcan Palagan Tas, objectif du lendemain.

20ème jour : 13h30 de marche et 1h de pause déjeuner

Lever 5h00
Petit déjeuner 5h20
Départ : 6h15

Ce matin nous ne sommes que 7 à nous lancer dans la marche. (les 3 français, Reiner et Lotti, les deux guides)
Une fois de plus les distances sont difficiles à apprécier. Le volcan ne parait pas si loin mais le terrain hostile rend la progression difficile. Nous passerons toute la journée dans nos bottes.
Nous suivons la rivière qui contourne le volcan en grimpant progressivement. La voie directe est inenvisageable compte tenu de la nature du terrain fait de mousse et de marécages. Il nous faudra pas loin de 6h pour atteindre le pied du volcan. La marche dans les cailloux de la rivière a été éprouvante mais que dire des deux heures passées à s’extirper de la mousse sous la forêt de mélèzes à la moyenne de 1km par heure.

Heureusement la montagne nous a laissé de délicieuses myrtilles sur ces flancs fertiles. Ils ne seront que quatre à atteindre le sommet 40 minutes plus tard, parmi lesquels mon frère, Ted le Gallois, le guide français et le guide local. Personnellement, je renonce car depuis plus d’une heure trente je me restreins en eau attendant la prochaine rivière qui n’arrivera jamais. Je prends mon mal en patience et me ravitaille avec le reste du groupe. 1h30 plus tard les 4 grimpeurs nous rejoignent et prennent 20 minutes de pause avant de partir pour le retour. Tout le monde manque d’eau et l’heure de marche épuisante qui nous sépare de la rivière est interminable. Quand finalement nous entendons le clapotis chacun se précipite pour refroidir les corps surchauffés par l’effort et la chaleur.
S’en suivent 6 heures de descente interminable en serpentant de part et d’autre d’une rivière au lit parsemé de troncs d’arbres et jonché de galets faisant souffrir les pieds de tous.
Nous rejoignons le camp à 21h15 exténués et applaudis par ceux qui étaient restés au campement.
Je suis déçu de ne pas avoir atteint le sommet mais heureux de constater que je suis encore bien physiquement et que mes pieds surchauffés ne souffrent d’aucune ampoule ni contusion. Je positive en me disant que cela me servira de leçon et que la prochaine fois je gérerai mieux mes réserves en eau. Mon frère est ravi de cette journée défi et peut être fier de la performance accomplie.

21ème jour : 5h de pagaie

Lever 7h30
Petit déjeuner 8h00
Départ : 9h00

Nous traversons la rivière pour nous rendre sur le champ de glace.
Puis nous pagayons près de 5h pour rejoindre un campement aménagé par les rangers. Nous installons nos tentes et mangeons autour d’une table sous un abri ! Le soir nous entamons quelques chants dans une ambiance détendue marquant la fin des grosses journées d’efforts physiques.

22ème jour : 6h de pagaie

Lever 7h30
Petit déjeuner 8h00
Départ : 9h00

Arrivée au dernier camp pour deux jours d’installation.
Puis ce sera le transfert par bateau à moteur vers la ville de Koonu où nous passerons une nuit avant le retour sur Yakutsk.

Au 27ème jour nous serons de retour en France.

Défis avec les objets du quotidien

1 tranche de citron, un stylo, un sachet de thé … autant d’objets de la vie quotidienne qui te donnent la possibilité de réaliser des petits défis.

Basés principalement sur des lancers ces exercices vont te demander de l’adresse, de la chance et de la persévérance.

A toi de jouer ! Sois inventif et repousse tes limites.

Un groupe d’amis (« Dude Perfect ») a fait de ces activités un véritable mode de vie :

 

Apprendre les verbes irréguliers anglais

Les verbes irréguliers en anglais

Si tu vivais dans un pays anglo-saxon tu ne te rendrais même pas compte que tu les a appris. Le privilège de la pratique !

Mais là tu vas devoir t’y coller. En fait ce n’est pas si difficile si tu t’y prends avec méthode.

Le plus important c’est de ne pas attendre que l’on te demande de les apprendre.

15 verbes par semaine et en 1 mois tu seras déjà bien armé.

https://www.helloemily.fr/irregular-verbs

Hello Emily

« Hello Emily » c’est le site de ressources vidéos pour l’apprentissage de l’anglais qui monte.

En plus des vidéos, les concepteurs proposent des activités pédagogiques de type e-learning. Tu te retrouves ainsi à écouter une conversation comme dans la vraie vie et cela t’aide à acquérir du vocabulaire et des structures de phrases sans t’en rendre compte.

https://helloemily.fr

 

 

Best trekking and travelling clothes and gears in 2020

1  Backpack : Hyperlite Mountain Gear Junction 3400

55L, The Junction has a versatile pocket configuration that allows for ventilation and visibility in the front mesh pocket, while still giving you the durability and privacy of the hardline material on the side pockets. This will allow users to dry out wet gear, like clothing or a shelter, in the front mesh pocket, but the side pockets will remain durable and won’t develop rips or tears nearly as easily as mesh would.

Light, durable waterproof dyneema

https://www.hyperlitemountaingear.com/

1  polyamid trek pant

1  Vollebak 100 Year Shorts: Khaki edition. The only pair of shorts built to survive into the 22nd century.

Extemely durable, water repellent, stretch, fireproof

vollebak.com

2  Icebreaker merino Tee-shirt

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1   Woolpower Zip TurtleNeck 200

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1  Vollebak Mountain shirt

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1  Vollebak 100 year vest

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1  Brynje Super Thermo T-Shirt

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3  Icebreaker boxers

1  Outlier slim dungaree

Durable, quick drying, water repellent

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1  Gore-Tex Pro vest

1  Gore-Tex Pro shell Pant

1  Synthetic or down sweater hoodie

2  Brynje Active Wool Light Socks

Durable, breathable, odor resistant, good for all seasons

1  Woolpower Socks 400 Black

Durable, comfortable, warm, odor resistant

Fat Ripper (P.K Ripper) bmx

Le Fat ripper est un bmx.

Voici un vélo qui sort de l’ordinaire.

Vous connaissiez les bmx, vous connaissiez le fat bike, voici venu le temps du fat bmx.

Fat ripper bike

Le fat ripper c’est un cadre à la géométrie typée bmx avec des roues de 26 pouces et des pneus de 3,5 pouces.

SE fat ripper 2019

Les caractéristiques du vélo.

Coté matériaux on est sur de l’aluminium 6066 et du Cr-Mo

Coté roues on trouve des moyeux en alliage 36H, arrière scellé, moyeu avant de 135 mm et moyeu arrière de 170 mm, avec jantes SE 65mm, cassette 14T, rayons inox.

Pour freiner la bête (16,42 kg) deux freins à disques sont prévus, Avid BB5, disque mécanique, facile à régler avec système de positionnement à étrier Tri-Align, rotor de 160 mm, avant et arrière.

Les pneus sont des Vane Tire Co x SE Racing Chicane, 26 « x 3.50 », 72TPI assurant une bonne tenue dans le temps et une surface de roulement optimale.

Mais alors on fait quoi avec ce type de vélo.

Clairement, on l’utilise sur des terrains peu pentus à moins de se faire déposer au sommet de la côte.

Premièrement on prend du plaisir à rouler tranquillement que ce soit dans la ville, en bord de mer, sur vos chemins favoris.

La géométrie en fait une machine idéale pour réaliser des wheelings.

Mais sa grosse particularité est de gommer les obstacles qui se présentent face à lui grâce à ses pneus surdimensionnés. La moindre courbure de trottoir devient une rampe, les escaliers font office de tremplin et avec sa conception solide il est prêt à encaisser les sauts.

Voici ce que sont capables de réaliser certains propriétaires de ce bike.
Voici ce qu'en dit l'auteur de la chaine "Seth's Bike Hacks".

Avec des pneus de 26 pouces par 3 pouces et demi, c’est un vélo vraiment gros, mais c’est clairement aussi un BMX. Le Fat Ripper a été conçu et testé par Todd Lyons, légende du BMX, chef de marque pour SE Bikes. Dans sa vidéo, vous verrez que les gros pneus transforment les bosses du trottoir en rampes droites. C'est Todd qui a envoyé cette moto à l’essai, alors aujourd’hui, nous allons faire ce style à Miami. La première chose que j'ai remarquée à propos de Fat Ripper était son apparence. Des ornements de BMX de la vieille école aux découpes en forme de logo SE sur les jantes, cette chose fait tourner les têtes. Une autre chose que j'ai remarquée est que les pneus massifs pépient à chaque fois que la moto se pose lorsque la masse des roues s'adapte à leur vitesse d'avancement. C’est la seule chose que vous entendrez quand le Fat Ripper atterrira, car ces parties sont prêtes au combat. L’équipage Fat Ripper pesait 36 ??livres et, pour être honnête, j’ai été surpris qu’il ne soit pas plus lourd. Après tout, ce vélo n’est pas juste pour le spectacle, il peut gérer les abus que vous êtes en droit d’attendre d’un BMX. En raison de son poids, vous devez avoir la main lourde avec le Fat Ripper si vous voulez qu’il obéisse à vos ordres. Les escaliers ne ressemblent à rien. Les bordures sont comme des rampes de kick. Les rampes sont comme des rampes. Si vous avez sauté sur un BMX, vous pourrez sauter avec le Fat Ripper. J’ai déjà piloté un BMX sur des pistes de vélo de montagne et c’est un parcours assez difficile sur les sections les plus accidentées. La Fat Ripper ressemble plus à une grosse moto dans une géométrie BMX qui vous invite à prendre l’air. Le cadre rigide et les pneus rebondis font voler ce cochon. À l’instar des autres vélos que nous avons testés sur cette chaîne, je peux déjà sentir les commentaires sur le fait que c’est pour attirer l’attention ou que c’est totalement irréalisable. Cette minorité vocale est un peu triste. Fat Ripper est sans vergogne flamboyant et peu pratique, et c’est ce qui le rend si génial. C’est le vélo idéal pour la plage, les manèges, les balades dans les bars ou même pour se déplacer en ville d’une manière indisciplinée. Il pèse moins que la plupart des croiseurs et est plus confortable que la plupart des grosses motos. Le Fat Ripper est l’ultime dispositif de délivrance de sourire, et je ne peux pas arrêter de le conduire. J'espère que cela vous fera sourire, parce que nous verrons beaucoup plus de cette moto ici. Merci d’être avec moi aujourd’hui et à la prochaine fois.

Muscle up, programme d’entrainement (tractions, dips, bandes élastiques)

Entrainement muscle up

Dans le genre défi, la réalisation du muscle up est particulièrement difficile à relever.

Combien de temps vous faudra-t-il pour réaliser votre premier muscle up ?

Bon moi je n’ai pas trop de mérite, je me suis entrainé sur le meilleur spot du monde.




Routine d’entrainement pour muscle up :

Séries de tractions, 90s de repos entre les répétitions

1ère semaine : 2-3-2-2-max / 2-3-2-2-max / 3-4-2-2-max / 3-4-2-2-max / 3-4-3-3-max

2ème semaine : 3-4-3-3-max / 3-4-3-3-max / 3-4-3-3-max / 4-5-4-4-max

3ème semaine : idem semaine 2

4ème semaine : 4-5-4-4-max / 4-5-4-4-max / 5-5-4-3-max / 5-5-4-4-max

En même temps séries de dips : 2-2-2-max / 2-2-2-max / 3-2-2-max / 3-2-2-max / 3-3-2-max / 3-3-3-max ….

Afin de renforcer tout le corps on ajoute des pompes (séries de 15).

Pour renforcer les mains et les avants bras, se suspendre à la barre et résister le plus longtemps possible est un très bon exercice.

Pour garder la motivation et s’entrainer au mouvement dynamique le travail avec des bandes élastiques est efficace.




Les étapes de votre moral pour réaliser le muscle up.

Cool ! ça à l’air jouable les muscle up quand on regarde les autres pratiquants, si ils y parviennent pourquoi pas moi.

Wahouu !!! même passer une pauvre traction me demande déjà un effort impressionnant, à la deuxième j’ai déjà les bras qui tremblent, à la troisième je m’arrache comme un dingue, il n’y aura pas de 4ème …

Bon aller, je regarde des vidéos de mecs qui vont me donner des conseils sur la technique, ça devrait le faire.

Je me retrouve sous la barre, je tente de mettre en application des techniques mais il ne se passe rien. En plus, je commence à avoir mal aux mains et aux épaules.

Je finis par rechercher une progression d’exercices qui vont me permettre d’arriver à passer ce f….. muscle up.

Je découvre du nouveau vocabulaire et du nouveau matériel : dips, tractions dynamiques, négative muscle up, bandes élastiques …

Mon premier objectif, passer 10 tractions classiques et 10 dips.

Au début j’en fais un peu tous les jours et puis finalement je décide de suivre un programme de tractions du type : « Objectif 50 tractions« .

ça progresse bien, mais j’ai mal aux mains tout en sentant qu’elles se renforcent peu à peu.

Rapidement, je parviens à réaliser 5 dips et 4 tractions.

Au bout de quelques semaines j’atteins 8 tractions. Pour autant, je sens bien que je suis encore très loin du muscle up. Je manque de dynamisme dans la montée.

Pour me motiver et me donner le sentiment d’avancer, je tente avec une bande élastique.  Et là ça passe ! c’est une première victoire mais le chemin est encore long.

Tout en poursuivant l’objectif 10 tractions, je me mets progressivement à réaliser des tractions dynamiques.

tractions dynamiques

Je tente peu à peu de passer le muscle up. Au début,  je me balance trop en pensant que cela créera un effet « catapulte ». En fait ça me détruit juste les mains.

Puis vient la phase espoir car on a réussi à passer la barre en forçant comme un âne sur un bras qui, on ne sait pas trop comment, est parvenu se hisser au dessus de la barre. En réalité, je risque plus la blessure que la réussite du muscle up.

En fait, je finis par comprendre que je ne suis pas encore assez fort et qu’il faut reprendre les tractions et les dips.

Tout en progressant et en acquérant de la force dans les bras et les mains je finis par ressentir un mouvement de balancier qui semblent favoriser le dynamisme dans les tractions. C’est le fameux « momentum » dont les mecs parlent dans les vidéos.

Je poursuis avec les élastiques et quand je tente sans leur aide je m’imagine que l’élastique est toujours présent. Je me rends compte alors qu’en imaginant sa présence cela aide énormément. En fait, je cherche à tendre un élastique virtuel à la fin de mon léger mouvement de balancier comme si je cherchais à prendre une impulsion sur une petite marche qui se trouverait 50 cm devant la barre.

Je persévère dans cette voie, les tractions dynamiques sont bien plus efficaces. Je monte sous les pectoraux.

Maintenant, il s’agit de faire tourner mon corps autour de mes poignets. Pour cela je cherche à m’éloigner de la barre sur la phase montante de la traction puis je me rapproche en tirant. Plus j’aurais de la vitesse mieux ce sera.

Pour gagner de la vitesse à la montée, je tire fort sur les bras et en même temps je monte les jambes (qui ont pris une impulsion virtuelle sur une petite marche imaginaire se trouvant à l’extrémité de mon mouvement de balancier) et je transmets l’énergie de ce mouvement de jambe à tout le haut du corps. Difficulté, la coordination des deux mouvements.

Je ne lâche plus rien ….

Sur la photo ci-dessus : corps tendu, poignets cassés, jambe relâchées prêtes à prendre une impulsion sur une marche virtuelle

tirer fort, monter les jambes

La rotation du corps autour des poignets

le dip

Progresser aux tractions

Il existe de nombreux programmes dont « Objectif 50 tractions ».

En voici un autre.

Le programme du major ARMSTRONG pour améliorer ses performances aux tractions.

Les pratiquants accomplissent de remarquables résultats en 6/8 semaines. Cela signifie que la plupart des gens, sinon tous, sont capables d’atteindre leur objectif (20 répétitions), à condition d’être rigoureux.

Programme du major Armstrong

Tous les matins, effectuez 3 séries de pompe, jusqu’à l’échec.

Ceci est très important ! Les pompes sont un excellent exercice pour renforcer l’ensemble des muscles. Le temps de pause entre les séries est de plusieurs minutes. (au moins 3)

Le major recommande de ne pas commencer le programme de traction moins de 3 heures après les pompes. Il faut travailler 5 jours d’affilés, puis prendre 2 jours de repos.

Jour 1 :
5 séries jusqu’à l’échec musculaire, avec 90 seconde de repos.

Jour 2 :
Méthode pyramidale. Vous allez faire 1 tractions suivit de 10 secondes de pause. Reprenez ensuite avec 2 tractions. Après votre repos de 10 secondes, poursuivez avec 3 répétitions, etc. Continuez ainsi jusqu’à ce que vous échouiez une série. Par exemple, vous venez de faire une série de 4, puis de 5. Vous commencez donc une série de 6, mais vous n’en faites que 4. Vous avez échouez. Prenez vos 10 secondes de pause, et refaite une dernière série à votre maximum.

Jour 3 :
Faites 3 séries de tractions, (paumes dos à vous, les mains écartées d’un peu plus que la largeur des épaules). Ces 3 séries doivent comprendre le même nombre de répétition : C’est-à-dire que vous ferez 3 x 3 tractions par exemple. C’est ce qu’on appel un « Training Set »

Rapprochez ensuite vos mains (distance de 0 a 10 cm, paumes faces a vous), et refaites 3 séries, toujours avec le même nombre de répétition.

Avec une prise large, réaliser de nouveau 3 séries comme précédemment expliqué, les paumes de mains dos à vous, écartement légèrement supérieur à la largeur des épaules.

Prenez 60 secondes de pause entre les séries.

Si vous n’arriver pas faire complètement vos 9 séries (au total), c’est que vous avez visez trop haut. Faites donc du 3 x 2 par exemple.

Jour 4 :
Faites le maximum de « Training Set » avec 60 secondes de repos. Arrêter lorsque vous échouez : par exemple, si vous avez choisi de faire des séries de 3 répétitions, et que vous êtes arriver au point ou vous n’en faites plus que 2, arrêtez vous.

Jour 5 :
Refaites un des jours de la semaine où l’entrainement vous a paru le plus difficile.

PS : N’oubliez d’augmenter le nombre de répétition dans vos « Training Set » lorsque cela vous semble trop facile

Spikeball

Spikeball

 

Partons à la découverte d’un jeu qui a toutes les chances d’exploser en France.

Le Spikeball a été créé en 1989 par Jeff Knurek dans la région de Chicago.

Le Spikeball n’est quasiment pas médiatisé du fait de sa faible notoriété actuelle mais on compte 250 000 pratiquants au Etats-Unis et des compétitions entre clubs.

Le matériel : un filet de trampoline, quatre pieds et une balle de Spikeball.

Le Spikeball est un sport opposant deux équipes de deux joueurs (des variantes existent à deux ou six joueurs) et peut se jouer sur n’importe quelle surface. Les plus fréquentes sont le sable (plages) et l’herbe (parcs, jardins…).

Le but du jeu est de faire rebondir la balle (12 pouces = 30,5 cm) sur le filet de façon à ce que l’équipe adverse ne soit pas capable de la retourner.

On peut également s’amuser à faire le plus d’échanges possibles.

Les règles du Spikeball

  • Un trampoline Spikeball est au centre du terrain et les équipes se font face de part et d’autre du filet, à une distance de six pieds (1,80 m), à l’exception du réceptionneur qui se place où il le décide.

 Le service :
  • Le serveur frappe la balle sur le trampoline en direction du joueur adverse. Le réceptionneur est le seul joueur autorisé à réceptionner le service, il peut se placer où il veut.

  • Il n’existe pas de limite de force aux services, les services courts sont autorisés.

  • Le let : un let est commis lorsque la balle touche le cadre du trampoline. Dans ce cas, le joueur est autorisé à servir une seconde fois. S’il commet une nouvelle faute, son équipe perd le point.

  • L’équipe qui remporte un point, doit mettre la balle en jeu le point suivant en alternant le serveur à chaque point.

Au cours de l’échange :
  • Lorsque la balle rebondit sur le filet, c’est à l’autre équipe de jouer la balle.

  • Une équipe peut faire jusqu’à trois passes (main, tête,corps,pied …) pour retourner la balle sur le filet. Les joueurs ne peuvent pas utiliser deux mains à la fois

  • Un joueur n’est pas autorisé à toucher la balle deux fois d’affilée.

  • Le contact avec la balle doit être franc : elle ne doit pas être attrapée, transportée ou lancée.

  • Les joueurs peuvent bouger où ils veulent durant le jeu, mais ils ne doivent empêcher un adversaire de jouer la balle.

  • Un échange se termine et un point est attribué quand :

    • La balle touche le sol ou qu’elle n’est pas retournée sur le filet en un maximum de trois contacts.

    • La balle est frappée directement sur le cadre à n’importe quel moment, incluant au service.

    • La balle rebondit sur le filet et retombe sur celui-ci ou sur le cadre.

    • La balle roule sur le filet.

    • Un joueur commet deux fautes consécutives au service.

Le comptage des points :
  • Les sets sont habituellement de 11, 15 ou 21 points.

  • Il doit y avoir une différence d’un minimum de 2 points entre les deux équipes afin de gagner une manche.

Quelques beaux échanges :

Le vélo à direction inversée

C’est quoi un vélo à direction inversée ?

Quand je tourne le guidon à droite le vélo part à gauche et inversement.

C’est une attraction que l’on rencontre parfois sur les fêtes foraines.

Attention, « Piloter » ce genre d’engin revient à ré-apprendre à faire du vélo.

Ainsi, la première fois que l’on monte sur ce type de vélo, faire un tour de roue est juste inenvisageable.

Sans un entrainement de plusieurs dizaines d’heures, il est impossible de parcourir plus de 3 mètres.

Si l’envie vous prend de construire un vélo à direction inversée, sachez qu’en vous entrainant à le maitriser vous allez perdre les bases de l’équilibre nécessaire au guidage d’un vélo classique.

Si vous aimez ce genre de défi vous allez aussi apprécier le jeu de l’échelle.